Bienvenue!

Bienvenue!
Bienvenue sur ce nouveau blog! Ici au fur et à mesure je vais écrire une fanfiction à partir du manga Cat's eye. J'adore ce manga (à lire comme à voir). Je ne dis pas que tous les personnages seront fidèles à eux-même et c'est normal. Le personnage principal sera Toshio Utsumi (Quentin Chapuis dans l'anime).
Bonne lecture!

Quelques précisions:
-Je donne leurs noms français aux personnages
- Je me base plus sur l'anime que sur le manga (je suis loin d'avoir fini la série papier!)
- Cette histoire se focalise que sur le passé de Quentin. Un passé que j'invente bien entendu!

Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas sauf Sofia, Martin Dupont, Inès Levallois et toutes les autres personnes de la famille Levallois (sauf Quentin qui appatient à Tsukaja Hojo comme tous els personnages de Cat's Eye)

# Posté le lundi 08 décembre 2008 12:41

Modifié le mardi 23 décembre 2008 13:40

Prologue

Prologue
Le petit garçon fixait attentivement le cadavre de son père. Il ne bougeait plus. Aucun doute, il était bien mort. Sa mère gisait à ses côtés. Un filet de sang coulait doucement sur son côté droit et jallissait de sa bouche. Sa peau était pâle comme la neige. Elle aussi venait de laisser échapper son dernier soupir.
Le petit garçon jeta un oeil sur sa soeur. Elle était aussi couchée sur le sol, mais sa poitrine bougeait éternellement du haut vers le bas. Elle respirait inlassablement. Ses doux yeux bruns étaient fermés.
L'enfant s'approcha d'elle et posa sa tête contre sa poitrine: il pouvait entendre son coeur battre. Il était rassuré. Il resta quelques instants à écouter ce doux bruit résonner dans sa tête.
Il se releva et ferma les yeux. Des larmes se deversaient lentement, jallissant de ses paupières fermées et se cachant dans sa bouche qu'il gardait ouverte.
"Maman, Papa....." Ces mots lui revenaient à l'esprit.
"Maman!"
"Papa!"
Soudain, il entendit une voix....
"Quentin? Tu es là?"
Cétait sa soeur, elle s'était éveillée.
" Que s'est-il passé?"
Elle tourna la tête vers les deux cadavres de ses parents. Ses traits se figèrent, elle devînt pâle et vomit toute sa bille digestive. Elle n'avait visiblement pas mangé depuis plusieurs heures.
Des pleurs retentirent, des cris hystériques...
...et à cet instant le vide revînt. Froid, noir, inlassablement terrifiant......

# Posté le lundi 08 décembre 2008 12:58

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 08:41

Introduction

- Quentin.?!
Le jeune inspecteur se réveilla et tomba de sa chaise.
C'était Tam, il se trouvait au café "Cat's eye" et s'était endormi alors qu'il buvait un café.
- Et bien, c'est toujours pareil avec toi! Dès que j'ai besoin de te parler de quelque chose d'important, tu n'es pas là!
- Excuse-moi, Tam. J'ai passé la nuit à poursuivre Cat's, alors, faut me comprendre, je suis crevé!
Il jeta rapidement un oeil sur sa montre.
- Mince alors! Je suis en retard! Le chef va devenir vert! il faut que je me dépêche!
Il sortit rapidement sans attendre ce que Tam avait à lui dire.
La jeune femme s'enerva:
- Mais c'est pas possible ça!
Quentin courait vers le comissariat. Il arriva rapidement et ne fut pas en retard. Assaya était déjà assise à son bureau.
- Bonjour, fit Quentin en s'installant au sien. Du nouveau pour Cat's?
- Non, rien d'avantage que ce que nous ne savons déjà.
Assaya se leva et sortit de la pièce, mais elle revint sur ses pas et fit:
- J'ai à faire sur un autre dossier, une planque. Souhaitez-moi bonne chance.
- Une planque? Mais, je ne suis pas au courant!
- C'est normal, c'est à moi qu'a était confiée la mission. Cela concerne un trafic de drogue, dont le grand boss s'appelle Martin Dupont, je suis sûre de le coincer cette fois-ci.
- Et bien, Bonne chance, alors.
-Merci.
Elle s'en alla. Chapuisresta seul dans le bureau. Le chef n'était pas là, à vrai dire, Quentin n'avait aucune idée d'où il pouvait se trouver.
Le jeune homme repensa à son rêve du matin. Sofia....sa soeur? Qu'était-elle devenue? Que s'était-il passait ce jour-là? Il ne s'en souvenait pas. Il ne se rappelait que d'un élément. Son adoption. Tout le reste était flou, mis-à-part, peut-être le visage de ses parents morts, et celui du policier qui les avait aidé. Il avait été adopté par une famille modeste qui s'était parfaitement occupé de lui, alors qu'il avait dix ans, Sofia avait-elle eu une telle chance? Il se cogna les mains contre la tête.
"Pourquoi je ne peux pas m'en souvenir! Qui les a tué, qui?!"
Sans s'en rendre compte, il avait dit ces mots à voix haute. Le chef, qui venait d'entrer dans la pièce, l'interpela:
"- De quoi parlez-vous donc, Chapuis?"
- Oh excusez-moi, chef, je réfléchissais j'ai du prononcer quelques mots à voix haute."
Monsieur Bruno l'observa un instant, l'air sceptique.
"Il n'y a pas de mal, mais vous feriez mieux de vous mettre au travail au lieu de rêvasser!"
"oui chef!"
Quentin sortit le dossier Cat's eye sur son bureau et fit semblant de travailler.

***************************

Les soeurs Chamade étaient réunies dans une des nombreuses chambres de leur appartement. monsieur Durieux était présent:
"J'ai une nouvelle affaire pour vous, mesdemoiselles!"
"Un tableau?" s'enquit Alex, qui caressait son chat, assise à pieds joints sur un fauteuil.
"Oui, un superbe tableau de votre père. Il s'appelle " A mes enfants" ".
" C'est donc un tableau que papa nous adresse?" demanda Alex, avec un enthousiasme écarlate.
" Non" répondit simplment Monsieur Durieux.
" Alors pourquoi ce titre? " questionna Tam
" C'est une commande exécutée par votre père pour une jeune femme qui n'est jamais venue la chercher."
"Pourriez-vous nous en dire plus" l'interpela Sylia.
" J'en ai l'intention, ne vous inquiétez pas! C'est une oeuvre assez récente, elle fut réalisé peu avant la disparition de votre père, alors qu'il se trouvait au Japon. Voici une représentation. "
Il déposa sur la table basse la reproduction du tableau. C'était un portrait. On y voyait une jeune femme, un sourire aux coins des lèvres. Elle avait de longs cheveux noirs et lisses, de beaux yeux bruns. Elle semblait heureuse.
" Et ben, je ne vois pas du tout qui c'est" dit Alex. " Sylia, cette femme te dit quelque chose, toi qui a connu papa?"
"Non, pas du tout".
Monsieur Durieux se râcla la gorge et continua:
" Ce tableau est exposé au Musée des arts modernes lors d'une exposition qui durera jusqu'à dimanche prochain"
"On doit donc la voler dans moins d'une semaine?"
"Oui, samedi soir, c'est la meilleure solution".
"Vous avez un plan?"
"Il n'est pas encore très au point, il faudra allé voir en éclaireur la sécurité du musée"
" Tam, je crois que Quentin va nous servir, cette fois!" s'écria Alex.
" Oh, tais-toi, petite peste", répondit sa soeur, énervée.
"On envoie une carte?" demanda Sylia, l'air coquin.
"On y va!" répondirent en coeur Tam et Alex.

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Quentin relisait les derniers compte rendus, quand, soudain, un objet passa par la fenêtre ouverte et se coinca dans le mur blanc faisant face à l'ouverture.
" Une carte de Cat's!" s'écria l'inspecteur.
" Encore, mais elle vont me rendre fou!" rugit le chef.
" Calmez-vous, chef. "
Le jeune homme prit la carte et la lut:
" Nous viendrons voler la toile "A mes enfants" au Musée des arts modernes, samedi, à onze du soir. Signé Cat's eye".
" Cette fois, on les aura ,chef!"
"Oui, dépêchons-nous! Allons rendre visite au propriétaire de cet établissement" ordonna Monsieur Bruno.

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# Posté le lundi 08 décembre 2008 13:13

Modifié le mardi 09 décembre 2008 12:27

Chapitre 1- Un tableau innatendu

Sylia se promenait dans le musée des Arts Modernes, les yeux grands ouverts. Elle ne trouvait rien de particulièrement sécurisé dans les lieux, si ce n'est qu'une alarme.
"C'est vrai qu'il ne s'agit là que d'une exposition, il n'ont certainement pas prévu qu'on tenterait de voler une des oeuvres présentées! " se dit-elle.
Elle prit discrétement quelques photos, grâce à un appareil dissimulé dans son sac à main (encore un gadget d'Alex).
Elle arriva finalement devant le tableau qui l'intéressait. Elle l'observa quelques instants.
"Une chose est sûre, c'est bien le vrai. Ce n'est absolument pas une copie. En plus, il est signé de la vraie signature de papa!".
Les fenêtres étaient grandes, elles n'auraient aucun mal à entrer. Sylia se demanda un instant comment la BRB protégerait ce tableau, ce musée était un navet en matière de sécurité.
Soudain, elle vit le directeur du musée s'approcher, suivit de près par Quentin et son chef. Elle s'enquit de partir.

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Quentin suivait le comissaire Bruno et le directeur du musée les mains dans les poches.
Il repensait encore et toujours au rêve qu'il avait fait, Cat's eye était le cadet de ses soucis.
Il fut sorti de sa torpeur par la voix du vieil Monsieur Alphonse, le gérant du musée:
- Voilà, "A mes enfants". C'est ce tableau que Cat's eye désire voler n'est-ce pas?
-Oui, répondit Bruno."
Quentin n'avait même pas levé les yeux sur le tableau.
"-Chapuis, vous allez vous occuper de la sécurité dans cette pièce. Moi je m'occupe d'avertir Mlle Assaya et de la sécurité aux abords de l'immeuble.
- D'accord, chef".
C'était l'heure du déjeuner, les couloirs de l'exposition étaient desertés. L'inspecteur se retrouva donc seul. Le gérant ayant quitté la pièce.
"-En plus, ils me laissent tous tomber", gémit-il.
Puis, il se gratta le menton:
- Bon, Jetons un oeil sur cette pièce."
Il balaya rapidement la salle du regard.
-Et beh! Ce ne sera pas facile! C'est casiment insécurisé et insécurisable cet endroit! Quel genre de musée est-ce? C'est pas sur ce coup-là qu'on aura Cat's Eye!
Il allait chercher le chef, quand, soudain, il posa ses yeux sur la toile désirée par les voleuses.
Il resta sans voix, ses yeux s'illuminèrent quelques instants.
"C'est...c'est...c'est impossible! bégaya-t-il."
Il tomba à genoux devant le tableau et ne put le quitter du regard.
Puis, il s'évanouit.
"C'est impossible, je ne pensais pas te revoir ici, et aujourd'hui.......ma........"
Le trou noir, froid, terrifiant,.......

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Tam discutait avec sa grande soeur dans le salon.
"-Je te jure qu'il s'est évanoui! Je l'ai vu de l'immeuble d'en face! Je l'espionnais!"
"-Mais pourquoi?"
'Je n'en ai aucune idée. Pendant un instant j'ai cru que c'était le tableau qui lui avait fait ça, mais c'est impossible!"
Alex s'incrusta dans la conversation:
" C'est certainement la fatigue..., rien d'autre! On l'a bien ennuyé la nuit dernière!" s'écria-t-elle.
" Alex, va faire tes devoirs! ordonna Sylia".

Tam s'enquit, sans se soucier de la réplique de sa soeur:
"Il s'est réveillé? Tout va bien?"
"Non je ne crois pas...Va voir au commissariat."

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Le froid, la peur. Le sang qui coule de son bras.
"Maman! Je me suis fait mal!"
Sa mère, accourait vers lui.
"Quentin, calme-toi, ce n'est rien..."
Elle lui pansait soigneusement le bras.
Soudain, un coup de feu rententit. Le petit enfant reçut la balle en plein ventre. La mère était en pleurs. Le froid, la peur, l'obscurité....
" Quentin!!!!!Quentin!!!!!!!! Je t'en supplie! Reviens à toi!"


L'inspecteur se réveilla soudain. Tam était près de lui. Ils étaient à l'hôpital de la police.
" Mon Dieu, j'ai eu si peur! Je voulais te voir, je suis allée au comissariat quand on m'a dit que tu étais ici..."
Quentin la regarda les yeux écarquillés. Il ne l'avait pas écouté. Ce rêve n'était pas un rêve, c'était encore une scène de son passé qui ressurgissait dans sa mémoire, telle l'amre de laquelle on lui avait tiré dessus. Ca y'est il se souvint de quelques mots de sa mère. "Cette balle m'était destinée....".

"Quentin?! Que s'est-il passé?"
C'était la voix de Tam.
"Oh, rien, je suis un peu fatigué..."
" Il faudrait peut-être que tu prennes du repos. Abandonne ton boulot quelques temps..."
"Certainement pas!"
Il se leva soudainement de son lit:
"Il ne faut pas que Cat's vole "A mes enfants". Non il ne faut pas.... Cette fois, je l'aurais".
Tam resta silencieuse.
"pourquoi? Il ne faut aps que tu joues avec ta santé comme ça! Recouche-toi!"
Sa fiancée le regarda d'un air de chien battu.
" Ne t'inquiètes pas, je vais déjà beaucoup mieux! Je vais tout de suite me mettre au boulot pour protéger cette toile."répondit-il.
"Bon, d'accord, s'offusqua la jeune fille. S'il t'arrive quelque chose, tu ne t'en prendras qu'à toi-même".
Quentin ne fit qu'un sourire. Il sortit en trombre de la salle, sans plus se soucier de son lit, ni de l'infirmière venue demander de ses nouvelles.
"Excusez-le, quand il a une idée en tête, il ne peut plus s'arrêter; dit Tam à l'infirmière en riant". Puis elle sortit à son tour de la chambre. "Prends soin de toi, Quentin."

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Alex écoutait attentivement le plan concocté par Sylia. Il ne restait à l'expliquer qu'à Tam pour que tout soit parfait. Justement, celle-ci entra brusquement:
"Ben, dis donc, il y tient, à notre capture! Je sens qu'il va encore faire des siennes!"
"Ne t'inquiètes pas autant, on l'a toujours berné on recommencera! Assieds-toi plus tôt! On a un plan infaillible!"
L'ainée des soeurs Chamade posa sur la table un plan du musée:
"Bon alors, tout repose sur toi! Ecoute! Tu vas escalader par l'arrière, là où il y a le plus de buissants, il n'y aura certainement pas de police. Puis tu rejoindra la salle par les corniches. Il suffira ensuite d'endormir les gardes avec un gaz soporifique, et le tour est joué! Tu t'en sens capable?"
" C'est comme si c'était déjà fait!" répondit joyeusement Tam.
"Je vois déjà Quentin enrager face à son échec"; rigola Alex.
"Mais arrête, le pauvre! "ironisa Tam.
Sur ce, les jeunes femmes partirent se coucher, car la nuit venait de tomber.

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"Et bien, nous avons à peine une semaine pour s'occuper de cette affaire" fit Quentin, determiné.
"Je suis surprise, dit Assaya, se levant de la chaise sur laquelle elle était assise. Normalement, vous ne vous y mettez qu'à la dernière minute."
Puis, elle rit. Le rire du commissaire vînt se joindre au sien.
" Je ne vois pas du tout ce qu'il y a d'amusant", répondit le jeune inspecteur. "Vous ne voulez pas non plus qu'elles volent ce tableau, bon sang!"
Le commissaire reprit son sérieux.
"Vous vous êtes vite remis de votre évanouissement. Mais que s'est-il passé au fait?"
Quentin baissa la tête et fixa quelques instants le sol.
"Oh, rien. Un coup de fatigue, sans doute"
"Un coup de fatigue?! Seulement ça? Vous êtes plutôt un grand flemmard! Vous n'avez pas intérêt à ce que ça se reproduise quand Cat's eye apparaîtra! Au travail, fainéant!"
"Mais, chef, je voulais justement me mettre au travail"
"C'est ce qu'on dit toujours... Tu vas me rendre dingue avec tes histoires."
Il sortit un objet de la poche de sa veste.
" Il faut absolument que je prenne mes pillules!"
Il en avala quatre.
" Chef, je vous promets qu'il n'arrivera rien à ce tableau, foi de Quentin!"
Le chef déglutit, s'installa devant son bureau.
"Bon alors, qu'est-ce que t'attends?"
Assaya s'écria soudain:
"Vous avez vu l'heure, chef? Cat's agit dans une semaine. On peut rentrer chez nous et commencer demain, non?"
"Comme vous voulez, dit Quentin, mais moi je me rends au musée. C'est justement bien qu'il fasse nuit car Cat's interviendra de nuit, je vais aller voir par où il lui serait le plus simple d'entrer."
L'inspectrice soupira.
"Et bien, allez-y. Moi, j'ai sommeil, et puis, franchement, ce musée est insécurisable."
Le chef ne les écoutait pas, il écrivait quelque chose, affalé sur sa table.
"Bon, j'y vais,"dit le jeune homme. "Au revoir, tout le monde".
Il s'en alla. Il n'y avait pas beaucoup de circulation, la plupart des gens étaient déjà rentrés du travail, si bien que Quentin n'eut aucun problème à arriver au musée et y fut en une dizaine de minutes.
Il gara sa voiture dans le parking bordant le bâtiment. Puis, il entra. Un gardien veillait dans le hall principal.
"Que venez-vous faire ici? "demanda-t-il.
" Bonsoir, je suis l'inspecteur Quentin Chapuis de la BRB, je viens en éclaireur. Cat's a annoncé le vol d'un tableau dans une semaine. Je viens voir comment assurer les lieux".
"D'accord", murmura le garde. "Faîtes attention de ne pas dépasser la ligne qui se situent à cinquante centimètre du tableau, vous déclencheriez l'alarme".
"Merci pour votre conseil, mais je sui déjà au courant pour ça."
Le jeune homme monta les escaliers qui menaient au premier étage auquel était exposé "A mes enfants".
Enfin arrivé, il se plaça devant le tableau et l'observa longuement. Il soupira.
"Il ne faut absolument pas que Cat's Eye vole cette toile. Il ne faut pas non plus qu'elle s'en aille à la fin de l'exposition. Ce portrait bien fidel est tout ce qui me reste de toi" se dit-il. "Depuis que j'ai ces visions de mon passé, je repense longuement à toi, maman. J'aimerais savoir ce qu'il s'est passé...".
Il soupira encore une fois. Soudain, il s'aperçut que la fenêtre était ouverte. Il alla la fermer.
"En plus, ils laissent les fenêtres ouvertes de nuit! Je sais que le directeur est philantrope et ne voit pas de mal dans le monde, mais à ce point?"
Il se recoiffa d'une main et ajouta, cette fois-ci à voix haute:
"Bon, mettons-nous au travail. Si je protège ton portrait ce sera déjà une grande victoire".
Il observa les moindres recoins.
Finalement, il s'assit:
"Ce que je fais ne rime à rien. Vu l'engagement des gardiens et du gérant, Cat's pourrait passer par la porte principale que ça en m'étonnerais pas."
Il avala une immense bouffée d'air et se remit à contempler le portrait de sa mère qui lui faisait face.
"Et puis, de toute manière, tu vas finir par partir....dans une semaine, Cat's ou pas Cat's."
Il se coucha sur le banc auquel il était adossé. Il réfléchissait. Les pensées s'entremêlaient dans son esprit.
"Et si je le volais?, se dit-il."
"Non, non, se répondit-il à lui-même. Je suis inspecteur de police, voyons!" Il tourna la tête vers la toile. "Et pourtant, j'en ai tellement envie. "
Cette envie combattait contre son devoir de policier, les deux luttaient inlassablement dans son esprit, tels deux fauves combattant dans l'arêne.
Il se releva.
"Tant pis pour le flic! Je vais le voler. Mais pas maintenant. Je profiterais de l'instant où Cat's viendra. Désolé Cat's, je vais vous mettre un vol non-commis-enfin quoiqu'élaboré- sur le dos!"

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Tam s'était levée de bonne heure. Elle se dirigea vers le bar du café. La jeune femme bailla et s'étira. Elle se prépara un café et le bu rapidement.
Ensuite, elle prit une douche chaude, se coiffa, s'habilla et se maquilla.
Sylia fit de même.
Alex se réveilla peu après. Elle vit ses deux souers déjà prêtes à ouvrir le café.
"Mais il est quelle heure?"
"Je crois que tu es en retard, ma petite" répondit simplement Tam.
La cadette de la famille Chamade jeta un oeil sur l'horloge:
"Mais c'est horrible et je ne suis même pas lavée!"
Elle monta en trombe les escaliers et se rendit dans la salle de bain, criant à ses "satanées" soeurs:
"Vous auriez pu me réveiller!"
"J'ai tenté", dit Sylia.
Dix minutes plus tard, Alex était déjà prête et courait dans les rues afin d'atteindre le plus rapidement possible son lycée.
En chemin, elle croisa Quentin:
"Et bien, encore en retard?" lui demanda-t-il.
"N'en rajoute pas!"
Quentin se rendit au café où il salua sa fiancée et son aînée. Celles-ci lui donnèrent le même café que d'habitude.
"Alors, tu as un plan pour arrêter Cat's Eye?" demanda Tam, innocemment.
"Non, pas vraiment. Mais je te jure que cette fois, elle n'aura pas le tableau, malgré les apparences!"
"Comment?" s'interloqua la jeune femme.
"En bref, elles n'auront pas le tableau."
"hum...." fit Tam.
Elle s'assit en face de son fiancé, prête à l'interroger d'avantage, quand, soudain, une cliente entra dans le café.
C'était une femme à la longue chevelure noire et aux yeux sombres. Tam fut intriguée car celle-ci ressemblait fortement au portrait qu'ils allaient voler.

# Posté le lundi 08 décembre 2008 14:04

Modifié le mercredi 10 décembre 2008 13:11

Chapitre 2- Je suis heureuse de te revoir...

Quentin fut aussi étonné que son amie.
"Bonjour" dit la femme, jetant un regard à Quentin, qui la regardait les yeux écarquillés.
"Bonjour" répondit Tam. "Que désirez-vous?"
"Un café bien fort, s'il vous plaît".
Sylia, qui était aussi très intriguée lui servit son café.
"Vous n'êtes pas du quartier, non? On en vous a jamais vue par ici..."
"Non, je viens d'un village. Je ne suis pas habituée à aller dans des cafés et tout ce genre de chose. Et on m'a dit que si j'y allais, il suffirait que je demande un café bien fort. Je n'y ai jamais goûté".
Sur ces paroles, elle avala une gorgée du brevage chaud.
"C'est vraiment bon. Ils ne s'étaient pas trompés, avec leur conseil".
Tam et Sylia sourirent.
Soudain, la femme se tourna vers Quentin:
"Ne se serait-on pas déjà vus?"
"Je ne sais pas", répondit l'autre.
"Je suis sûre qu'on s'est déjà vus!"
Quentin ne su que répondre.
"Bon ,je dois y aller. Au revoir!"
Ses amies le saluèrent, y compris la jeune cliente.
Quentin était pâle lorsqu'il entra dans le comissiariat. Ses collègues lui posèrent de nombreuses questions sur sa santé. Lorsque le chef le vit:
"Vous n'êtes tout de même pas résté toute la nuit au musée?!"
"Bien sûr que non, chef"
"Alors qu'est-ce que c'est que ce visage livide?"
"Oh, ce n'est rien..."
"Vous avez trouvé quelque chose d'intéressant?"
"euh...à vrai dire..non"
"Comment? Mais alors, qu'avez-vous fait dans ce satané musée? De la peinture? J'ai pas besoin de vous aujourd'hui, rentrez chez vous si c'est pour glander!"
L'inspecteur sortit directement du commissariat. Il observa le café "Cat's Eye". La cliente se préparait à sortir.
"Je vais la filer" se dit-il" je sais que c'est elle."
Il se cacha derrière un muret et attendit discrétement la sortir de la jeune femme. Il n'eut pas le temps de s'impatienter, elle sortit rapidement. Il attendit qu'elle prenne un peu ses devants, puis la suivit.
Elle s'arrêta d'abord dans une boutique de vêtements, mais ceci ne l'interressa visiblement pas. Puis, elle se rendit à une lingerie, là non plus, elle ne trouva pas osn bonheur.
Finalement, elle entra dans un parc. Les roses dégageaient un parfum délicat qui ennvirerait le plus renfrogné des hommes.
Elle s'assit sur un banc, sous un saule pleureur.
Quentin l'observait toujours, caché dans des buissons.
"Bon, il faut en avoir le coeur net, ça ne sert à rien de la suivre comme ça. Il faut que je lui parle. Oui, c'est ça. et si c'est elle......."
Il se redressa et rejoignit la jeune femme sur le banc.
"Rebonjour, fit-il."
"Bonjour! Quelle bonne surprise! C'est un hasard exceptionnel!" s'écria-t-elle.
"euh...oui..."
"Je voulais vous le dire ce matin, mais vous êtes parti trop vite. Vous ressemblez beaucoup à mon frère, que j'ai perdu de vue, quand j'avais onze ans. Vous êtes exactement comme je l'imaginais à votre âge!"
"Je...je..."
Son coeur brûlait. Il y avait une chance qu'il s'agisse d'elle.
"C'est amusant..." répondit-il alors.
Puis ils se turent. Ils restèrent quelques minutes à se contempler en silence.
"Sofia....." finit par dire douvement le jeune inspecteur.
"Comment? Vous connaissez mon prénom...Alors vous êtes...mon frère...."
"Oui, c'est moi! C'est Quentin!"
Ils se turent à nouveau.
"Je n'espérais même pas te revoir" répondit Sofia. Ca fait tellement longtemps. Qui aurait cru qu'on puisse se reconnaître..."
"C'est à cause de ces rêves...notre passé qui me revient sans cesse. j'avoue que sans cela , je ne t'aurais pas reconnue."répondit Quentin.
"Toi aussi?alors....tu sais ce qui s'est passé ce jour-là?"
"non! J'espérais avoir la réponse de ta part...."
Ce fut de nouveau le silence. on entendait le vent souffler dans les feuilles.
"Il faut qu'on rattrappe le temps perdu alors. On en se connait plus en fin de compte, après ces dix longues années."
"oui..."
Quentin lui raconta alors son adoption, lui compta les mérites de sa famille, et son emploi d'inspecteur, les nombreux criminels qu'ils avaient arrêtés, et lui parla de Cat's Eye.
"Alors tu es devenue flic? Je n'aurais jamais imaginé un truc pareil!"
"Bon, cessons de parler de moi. Qu'as-tu à me dire?"
"Je m'appelle Sofia Cramberry. Ce nom de famille, je l'ai de la vieille dame qui m'a adopté. Je vis dans un petit village au sud du Japon, je ne t'en dis pas le nom, ça ne te dirait rien. J'ai grandi dans la joie et le bonheur. Ma mère, enfin la vieille dame est morte il n'y a pas très longtemps. Je travaillais avec elle dans notre entreprise familiale. On tissait et cousait des tapis, des vêtements, des draps, des nappes.... Je sais très bien coudre tu sais? Bref, ce fut toujours la joie dans ma vie. Je suis heureuse d'apprendre qu'il en fut de même de ton enfance."
"Je suis heureux pour toi. Mais que s'est-il passé pour que tu viennes ici, dans cette grande ville?"
"J'ai vu des affiches de l'exposition, avec le portrait de notre mère....Je suis venue le voir en vrai. C'est aussi à cause de ces rêves. C'est étrange, quand j'y pense, on dirait que quelque chose nous pousse tous dans cet endroit à larecherche de notre passé."
"Oui... Et que comptais-tu faire? Seulement le regarder...il va s'en aller pour l'Europe à la fin de l'expo, et Cat's veut mettre la main dessus."
"Quoi? On ne les laissera pas faire. Toi qui es flic, tu ne peux pas laisser faire ces voleuses!"
"Je sais bien, mais le musée des Arts Modernes est un navet en matière de sécurité, et c'est pas sur ce coup qu'on aura Cat's..."
"Bah alors, on a qu'à..."

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Il n'y avait pas de clients au café.
Tam souffla sur la fenêtre, la recouvrant de buée, qu'elle essuya de son doigt.
"Qu'est-ce que tu fais?" demanda Sylia. "Tu n'as rien de plus sérieux à faire?"
"Je pensais à cette cliente qui vient de partir. Elle ressemblait réellement au portrait, mais en plus jeune!"
"Je ne crois pas, c'est peut-être simplement parce que nous avons vu ce tableau que nous l'avons assimilée à lui..."
"Mais puique je te dis qu'elle pourrait peut-être nous mener sur la voie de notre père! Tu l'as bien vu...Et sa façon de parler...d'être venue dans ce café. Je suis sûre que ce n'est pas un hasard!"
"Dis plutôt que c'est la façon dont Quentin la regardait qui te gène..."
"Mais, non! Arrête de dire n'importe quoi! J'ai confiance en Quentin!"
"Tu en es absolument sûre?"
"Oui..."
Elle s'assit. Les deux jeunes femmes discutèrent ainsi quelques temps, puis des clients arrivèrent à l'heure du repas. Elles durent donc s'affairer à les servir et à préparer divers cafés. Ceci permit à Tam de se changer les idées.

******************************
Quentin discutait toujours avec Sofia.
"Oui, nous le volerons"; dit-il, déterminé.
"J'ai toujours rêvé de voir un flic dire un truc pareil" ricana-t-elle.
"Oh, c'est bon. Je ne peux pas supporter d'être séparé de ce tableau, que ce soit pas Cat's ou par la fin de l'expo... C'est quand même le portrait de notre mère! Et ce titre: "A mes enfants". Ca ne t'intrigue pas ? Elle nous destine ce tableau. Peut-être que quelque chose y est caché qui nous mettrait sur la voie de ses assassins, non? Et surtout sur la voie de notre passé!"
Sofia soupira. Elle se recoiffa d'une main.
"Je sais bien. Je rigole. Comment va-t-on faire pour le récupérer?"
"J'ai mon idée à ce sujet. Mais nous devrions en parler autrepart, ici quelqu'un peut nous entendre. EN plus, nous ne sommes pas loins du commissariat où je travaille. Je n'aimerais vraiment pas qu'un de mes collègues me surprennent à concocter le plan d'un vol dans un musée.."
Il rit. Sa soeur lui sourit.
"Où habites-tu ici?" demanda-t-il finalement, un sourire charmeur au coin des lèvres.
" Je suis descendue dans un hôtel pas très loin d'ici.... Mais je compte vite trouver un appartement, maintenant que je te sais ici, avec moi."
"Ah je vais t'y raccompagner. Là-bas, on sera plus discrets, c'est certain."
"Oui" fit Sofia.
"En fait" ajouta Quentin "tu es entrée dans le café Cat's Eye par hasard où tu savais quelque chose?"
"Non, bien sur que non. Sinon pourquoi aurait-on eu toute cette discution? J'ai juste eu un pressentiment.Quelque chose m'a poussée à entrer...et quand je t'ai vu, j'ai cru comprendre...."
"Je vois. Bon allons-y!"
Ils se relevèrent et commencèrent à prendre le chemin de l'hôtel où était descendue la jeune fille. Il faisait frais, mais rien de bien gênant car ils étaient habillés assez chaudement. Il n' y avait pas beaucoup de vent, mais juste assez pour faire voleter les feuilles.
Ils étaient sur un petit sentier deserté du parc, quand, soudain, brusquement, un coup de feu retentit.
Quentin eut tout juste le temps de poussser sa soeur dans les talus bordant la route.
Un deuxième tir, celui-ci était adressé au jeune homme. Il eut là encore tout juste le temps d'esquiver.
Il rejoignit sa soeur, cachée dans les buissons.
"Qu'est-ce qu'est?"
"Je n'en sais rien, mais on ne devrait pas s'éterniser ici, si tu veux mon avis!" s'écria-t-elle.
Quentin l'attrapa par la main et ils coururent à en perdre haleine. Ils finirent par se fondre dansla foule d'un grand boulevard.
"Il n'osera pas tirer sur tout ce monde" dit alors l'inspecteur, exténué, tentant de reprendre au mieux sa respiration.
Quand ce fut fait, les deux jeunes gens se regardèrent, interloqués.
"Je...J'aurais du t'en parler tout de suite... J'aurais surtout du m'en douter!" dit Sofia
"Quoi?"
"Quand je venais ici, j'ai été victime de plusieurs accidents étranges. Tout d'abord, une voiture qui a failli me renverser, puis, une énorme branche d'arbre tombant devant moi. Et ce n'est pas tout, j'ai été suivie pendant quelques temps par un homme étrange, mais il a abandonné rapidement."
Quentin resta bouche-bée.
"Comment? "
Il se gratta la tête.
"Tu penses que c'est en lien avec l'assassinat de nos parents?"
"Peut-être...Mais personne ne savait mon vrai nom! Personne ne savait que je venais ici pour voir ce tableau!"
"C'est bien êtrange tout ça. Je pense qu'on est pris au piège. On ne sais pas qui c'est, mais eux savent très bien qui tu es...et mainteant qui je suis...."
Ils se dépêchèrent d'aller à l'hôtel. La chambre était assez grande, il y'avait deux fauteuils installés à côté du lit et face à la télévision. Les jeunes gens s'assirent.
"Bon, ne nous laissons pas abattre. Nous allons récupérer ce tableau quand même..."
Sofia acquiesça d'un signe de tête.
"Les Cat's agissent samedi à onze heures. Nous pourrions donc en profiter. J'annoncerai la venue des Cat's dix minutes plus tôt, et dans la panique que je créerai, je décrocherai le tableau du mur et je courerai soi-disant à la poursuite de Cat's Eye. Là, tu seras en train de m'attendre en bas, dans la voiture, je te rejoindrai et te donnerai le tableau."
"Où devrais-je l'emporter? "
"Nulle part. Tu le cacheras sous la banquette arrière du véhicule. Enusite, les vrais Cat's se présenteront, mais il n'y aura plus de tableau....."
Il sourit en pensant à une telle défaite de Cat's.
"Personne ne se doutera que ce ne sont pas elles les voleuses! Tu devras faire attention. Tu repartiras à ton hôtel et tu m'y attendras....On pourra enfin savoir ce que cache ce tableau. Je suis sûre qu'il cache quelque chose..."
"C'est une bonne idée tout ça. Et que fait-on pour les malfaiteurs qui ont aujourd'hui même essayé de nous tuer? Tu les oublies?"
"Bien sûr que non, mais nous ne pouvons rien faire pour le moment. Il faudra mener notre propre enquête à ce sujet... En attendant, fais très attention, fais-toi discrète, change d'hôtel, ne téléphone que de cabines publiques. Mêle toi aux grandes foules. S'il y a un problème, téléphones à mon bureau. Je te laisse le numéro."
Il prit un stylo et écrivit le numéro de téléphone du commissariat sur une feuille.
"Tu as compris?"
"Je..."
"Alors?"
"Je ne pourrais pas plutôt venir habiter chez toi? Ca me fait peur cette histoire..."
Quentin réfléchit un instant.
"D'accord, prends tes affaires, on y va tout de suite, mais on va sortir par la porte de secours de l'hôtel au cas où notre tireur nous aurait suivis!"
Sofia s'enquit de préparer sa valise, elle eut fini en quelques instants.
"Et encore une chose" ajouta Quentin" fais-toi réellement discrète, sinon Tam, ma fiancée, pourrait se faire des idées. Je n'ai pas envie de lui parler de toi pour le moment...je ne veux pas qu'elle ait vent d'un passé que je ne connais même pas moi-même. Et la mettre au courant lui ferait prendre des risques...le tueur pourrait se servir de mon amour pour elle...."
"Oui, ne t'inquiètes pas, je comprends!"
Ils sortirent comme prêvu par la porte de secours. Personne ne semblait embusqué quelque part.
Quentin l'accompagna jusqu'à chez lui.
Il lui fit visiter les lieux.
"Il n'y a que trois pièces. Ma chambre, le salon et ce qui sera à présent ta chambre. La salle de bain est ici, et la cuisine là." dit-il en indiquant des portes.
"Je te laisse regarder, et désolé pour le désordre, je n'ai pas vraiment le temps de ranger."
"Ce n'est pas grave, je rangerai pour toi."
Elle sourit.
Soudain, le bip de Quentin sonna dans sa poche.
"Oh, c'est le chef. Je dois me rendre au commissariat. Je te laisse les clefs sur la table basse. Ciao!"
Il sortit rapidement.

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Tam s'intriga en voyant Quentin entrer dans le commissariat.
"Où etait-il pendant tout ce temps?" s'indigna-t-elle.
Sylia rejoignit sa soeur qui essuyait des verres.
"Tu lui fais vraiment confiance à ton amoureux?"
"Bien sûr."
"Alors pourquoi tu te poses cette question?"
"Je ne sais pas, je suis peut-être jaouse"
Elles rirent de bon coeur.

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"Que se passe-t-il? demanda Quentin en arrivant au travail.
" Mademoiselle Assaya a pris Martin Dupont, le receleur de drogue en flagrant délit. Elle a pu prendre quelques photos. Nous avons un mandat d'arrêt, mais il faut agir vite, celui-ci se doute que la police l'a surpris!"
"Mais pourquoi m'appelez-vous moi?"
"Mais vous êtes débile ou quoi?! Rassemblez-moi le plus d'hommes possible et rendez-vous à la demeure de cet abominable Dupont!"
"J'y vais de ce pas, chef!"
Quentin rassembla une trentaine d'hommes qui montèrent en voiture sans attendre d'avantage d'ordres. Il conduisit la sienne et le cortège arriva rapidement à destination. Assaya les y attendait.
"Vite, ces salopards vont filer sinon!" s'exclama Quentin.
"Oui, allons-y!" répondit Assaya. "Nous les tenons!"
Les policiers entrèrent en trombe dans la demeure de l'effroyable receleur. Celle-ci était richement décorée, de nombreuses oeuvres d'art étaient fixées aux murs.
"Il vit bien ce salaud!"
Ils continuèrent et atteignirent la cour intérieure où les hommes de main de Dupont chargeaient des sachets entiers de drogue dans des camions.
"Police! Vous êtes en état d'arrestation!" s'écria Assaya, pointant son arme sur Monsieur Dupont.
Ce dernier ricana. Il regarda l'inspectrice d'un air malfaisant.
"Allez, vous autres, tirez! Tuez-les tous!"
Les hommes de main obéïrent. Les policiers furent mitraillés. Certains n'eurent pas le temps de se réfugier dans le bâtiment.
"Oh, le salaupard" cracha Quentin.
Assaya se jeta hors de sa cachette et tenta de tirer sur le brigand, mais elle ne fut pas assez rapide. Une balle vint se loger dans son épaule et elle fut donc contrainte de lâcher son arme.
Les malfrats s'apprêtaient à s'enfuir, aux commandes de leurs camions chargés de drogues diverses et variées.
Martin Dupont observa Assaya tenant son épaule, crispée par la douleur.
"Adieu, inspecteur" fit-il.
Il allait tirer quand Quentin sortit de sa cachette. Le jeune homme s'empara du revolver de sa collègue, dans la précipitation et tira. Il n'avait pas eu le temps de viser. La balle atteignit le malfaiteur en pleine tête. Celui-ci s'effondra sur le sol. Le sang coula sur l'herbe.
Le commissaire Bruno arriva soudain avec des renforts, Assaya l'avait bippé discrétement. Les brigands furent arrêtés.
"C'est horrible" commenta Bruno. "Tous ces morts..."
Trois policiers avaient perdus la vie lors de l'affrontement.
Quentin observa le cadavre de Martin Dupont. Soudain, ces affreuses images envahirent son esprit .....

Il tenait une arme dans la main...il visait ses parents....

"Ce n'est pas vrai...."
Il s'agenouilla et regarda fixement son revolver.
"J'ai pas pu faire ça. Je mélange tout...."
Une ambulance vint chercher les blessés, notamment mademoiselle Assaya.
Le commissaire posa une main sur l'épaule de Quentin.
"Tu as fait ça pour sauver ta collègue, c'était de la légitime défense. Tous les policiers ont tiré lors de cette fusillade. Tu n'es pas responsable. Cet homme ne méritait pas la clémence de la police, il était prêt à tuer pour le fric..."

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Tam répondit au téléphone:
"Comment? une fusillade?"
Ses soeurs, assises à ses côtés, s'intéressèrent alors à la conversation.
"Quentin n'est pas blessé au moins?"
"Non, il est juste un peu sonné. Mais mademoiselle Assaya est blessé à l'épaule."
"Comment ça sonné? Il a reçu une balle lui aussi?"
"Non, il n'arrive pas accepter qu'il ait tuer un homme" conclut le commissaire Bruno. "Il est à l'hôpital, dans la salle d'attente, on espère tous que la blessure d'Odile n'est pas grave."
"Nous arrivons tout de suite!" conclut Tam avant de raccrocher.

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En quelques minutes, les soeurs Chamade étaient arrivés à l'hôpital.
"Quentin, ça va?" demanda Tam.
"Oui", répondit simplement celui-ci.
IL ne la regardait même pas.
"Et mademoiselle Assaya?"
"Ca devrait aller".
Un médecin vint les rejoindre dans la salle d'attente. Il souriait, ce qui détentit d'hors et déjà la compagnie.
"Alors?" s'enquit Bruno, se levant brusquemment. "Comment va-t-elle?"
"Tout va bien. Elle doit se reposer un peu. Par contre, elle ne pourra plus se servir de son bras droit pendant une dixaine de semaine. "
"Dieu soit loué" soupira Bruno.
"C'est une bonne nouvelle" ajouta Quentin, un pâle sourire au coin des lèvres.
Les soeurs Chamade sourirent.
"Mais que s'est-il passé?" demanda Sylia, curieuse.
Le commissaire Bruno lui raconta tout, dans les moindres détails.
"Merci d'être venues les filles" dit soudainement Quentin. "Je vais rentrer chez moi...."
Il sortit sans se retourner. Tam le suivit, mais il courut et la sema dans les couloirs.
"Quentin..." fit-elle entre les dents. "Qu'est-ce qu'il t'arrive?"

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Le jeune inspecteur revint chez lui, fatigué. Il raconta à Sofia ce qui s'était produit.
"Je suis désolée. Je ne sais pas quoi répondre.... mis à part que tu as eu raison de le tuer. C'était lui ou tes collègues, et même peut-être toi..."
"Je sais" répondit-il. "Mais, ce n'est pas vraiment ça...je..."
"Quoi?"
Le jeune homme voulait lui raconter cette bribe du passé lui étant revenue alors qu'il observait les dégâts, mais se retint.
"Je vais me coucher, Bonne nuit! N'oublies pas que nous devrons voler le tableau dans trois jours!"
"Bonne nuit."

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"Je pense que je devrais aller le voir" dit Tam. "Quelque chose cloche...."
"Mais tu as vu l'heure qu'il est?" s'interloqua Alex.
"Ca m'étonnerait qu'il dorme déjà. Je crois qu'il a besoin de parler...."
"S'il en a réellement besoin, il viendra te voir!" répondit Sylia. "Si tu te rends chez lui maintenant, ça risque de corser les choses" fit Sylia, calmement.
"Tu as peut-être raison...." répondit Tam.
"La nuit porte conseil les filles! Je suis sûre que demain tout ira bien pour lui!" s'exclama Alex. "Allons dormir, j'ai cours demain!"
Elles suivirent ce bon conseil.

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Sofia rejoignit Quentin dans sa chambre:
" Tu ne dors toujours pas?"
"Non"
"J'en étais sûre"
La jeune fille s'assit aux côtés de son frère qui s'était redressé sur son lit.
"Je pensais à ce qu'il s'était produit ce jour-là."
"Ce jour-là?"
"Tu sais, le jour où tout a basculé. Ce dont on arrive pas à se souvenir....."
"Moi aussi...Je ne peux pas m'empêcher de faire le lien avec la fusillade d'aujourd'hui...."
"Quoi?"
"J'ai eu comme une vision quand j'ai tué cet homme...."
"....."
"J'ai vu pendant un instant notre mère et notre père.....Je tenais une arme...."
"Comment? Mais c'est pas possible, je ne pense pas que ce soit une bribe du passé...C'est juste ton imagination...tu as des remords pour cet homme, même si c'était un malfaiteur, tu ne peux pas t'empêcher de penser que tu as éteint une vie...."
"Peut-être....., mais si c'état moi?"
"Toi quoi?"
"SI j'avais tué nos parents et que je ne m'en souvenais pas...?"
"Peu importe ce qu'on découvrira sur notre passé. Tu es mon frère. On s'est retrouvé, c'est ce qui compte le plus.... Après toutes ces années, je suis si heureuse de revoir!"

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# Posté le mercredi 10 décembre 2008 13:17

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 07:52